Réseau de prélèvements d'organes en Midi-Pyrénées

F.BOUDET

Coordination hospitalière des prélèvements d'organes CHU TOULOUSE


Plus de 13000 patients sont aujourd'hui en France en attente d'un greffon et les délais d'accès à la transplantation ne sont pas identiques d'une région à l'autre.

C'est dans l'espoir de remédier à cette pénurie chronique qu'ont été crées depuis une dizaine d'années des réseaux de prélèvements d'organes associant les centres hospitaliers dits « périphériques » aux CHU centres de greffes.

En dehors du cadre particulier du don de son vivant tous les greffons sont prélevés chez des sujets décédés en état de mort encéphalique, hospitalisés dans des services de réanimation et notamment en réanimation neuro chirurgicale.

Mais ces patients ne relèvent pas toujours d'une prise en charge en CHU, les plateaux techniques, les compétences médicales, les transferts d'imagerie. autorisant leur management sur place.

A partir de l'année 2001 en étroite collaboration avec l'Etablissement Français des Greffes (devenu depuis l'Agence de la biomédecine) 8 centres hospitaliers de la région Midi-Pyrénées (Montauban, Rodez, Albi, Castres, Tarbes, CHIVA, Auch Cahors) ont été autorisés à la réalisation du prélèvement d'organes sur site.

Une organisation locale a été mise en place dans chacun de ces centres impliquant les services de réanimation, les neurologues, les radiologues, les blocs opératoires et l'administration et le soutien actif de l'ARH.

Dans chacun de ces centres un médecin est en charge de l'organisation de l'activité assisté de personnel paramédical.

Le faible niveau d'activité de ces centres ne leur permet pas une totale autonomie, c'est pour cela que la Coordination Hospitalière du CHU de Toulouse intervient systématiquement en appui dès le signalement d'un donneur potentiel.

Cet appui concerne également les laboratoires du CHU (virologie, HLA) les équipes chirurgicales du prélèvement, les IBODE.

Des conventions de fonctionnement ont été signées entre ces établissements et le CHU de Toulouse précisant les missions de chacun. Une charte de réseau a été officialisée en février 2009.

Deux fois par an tous les acteurs de ce réseau se réunissent pour faire le bilan de leur activité, évoquer les problèmes rencontrés et homogénéiser leurs pratiques avec l'appui constant de l'Agence de biomédecine.

Cette mise en ouvre a permis la réalisation de plus de 100 greffes supplémentaires sur la région.

Il existe aujourd'hui une obligation réglementaire pour tous les établissements à s'intégrer dans ces réseaux. Pour ceux de taille plus réduite il s'agit de recenser et sélectionner sur place un donneur d'organes potentiel et de le transférer vers le centre préleveur le plus proche.

Cette politique associée aux grandes campagnes d'information a permis de passer de 15 donneurs par million d'habitants en 1999 à prés de 25 en 2008.